samedi 7 décembre 2024

24H - Malley quartier Gazomètre : un gros projet de quartier sort du frigo

 

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Vaud & RégionsMalley: un gros projet de quartier sort du frigo

Destiné à loger 1600 personnes, le quartier Gazomètre était gelé depuis 2019 à cause du risque de pollution. Le résultat des études s’avère rassurant.


 En bref:
  • Le quartier Malley-Gazomètre prévoit d’accueillir 1600 habitants et 500 emplois.

  • Face au risque de pollution, des analyses ont été menées depuis 2019, retardant la concrétisation du projet.

  • Les résultats définitifs écartent le besoin de dépolluer, mais des études devront assurer que les nouvelles constructions n’aggraveront pas la pollution existante.

  • Les travaux pourraient commencer en 2028.


Alors que les premières tours de Malley sont en construction, d’autres chantiers se profilent à l’horizon. C’est le cas du projet Malley-Gazomètre, l’un des plus importants dans la requalification de la friche, puisqu’il doit accueillir près de 1600 habitants et 500 emplois.

Gelé depuis 2019, il vient d’être sorti du frigo, comme l’annoncent la Ville de Lausanne, propriétaire des terrains, et celles de Renens et Prilly, où se situe le projet. Selon leurs prévisions, la construction du quartier devrait commencer en 2028, et il devrait être habité dès 2031.

Si le quartier du Gazomètre était en attente jusqu’ici, c’est en raison de la pollution présente dans les sols. Jusque dans les années 70, le site accueillait en effet des industries, dont l’ancienne boule à gaz témoigne encore aujourd’hui, dans la zone où se situe le Théâtre Kléber-Méleau. En 2019, alors que la mise à l’enquête du plan de quartier était imminente, le Canton a ordonné des analyses des terrains.

Trois ans plus tard, en 2022, des résultats intermédiaires sont tombés, rangeant le site sous l’étiquette peu favorable de «site pollué nécessitant un assainissement». Finalement, à la suite des analyses définitives, il entre toutefois dans la catégorie moins contraignante de «site pollué nécessitant une surveillance».

Pas de carte blanche

Pour rassurer les usagers de la friche de Malley, l’ensemble des analyses ont montré que la pollution ne causait aucun risque actuellement. La question qui vient d’être tranchée était de savoir s’il faudrait assainir les sols avant de construire, afin que les habitants futurs ne subissent pas de risques, notamment par la libération de gaz. La réponse est non, épargnant des coûts de dépollution potentiellement importants.

Le projet pourra ainsi aller de l’avant, mais sans pour autant avoir carte blanche: «Il faudra garantir que les projets de construction ne conduisent pas à diffuser la pollution, qui est actuellement contenue dans un foyer clairement identifié. Des mesures seront définies au cas par cas», explique Guillaume Dekkil, responsable du Bureau de développement et projet Métamorphose de la Ville de Lausanne.

Il précise notamment que le projet d’aménager un parc tient toujours, et que l’enjeu se situera en particulier au niveau des fondations des bâtiments et des constructions en sous-sol. «Cela représentera des surcoûts potentiels et il faudra faire des arbitrages pour les limiter.» Remanié, le plan d’affectation Malley-Gazomètre devrait être mis à l’enquête publique fin 2025.

 

samedi 22 juin 2024

RTS Régions/Vaud : Un projet inédit de galerie souterraine pour protéger l'Ouest lausannois contre les inondations

  RTS    La Matinale - Info Régions/Vaud du 21 juin 2024 

Destiné à protéger l'Ouest lausannois contre les crues et à renforcer la biodiversité, le projet Broye-Chamberonne a été présenté jeudi. Il prévoit notamment le percement d'une galerie souterraine de deux kilomètres pour le ruisseau de Broye afin de protéger cette région densément peuplée.

 Cet ouvrage sera creusé entre Prilly et le site de l'Université de Lausanne (UNIL), où "un exutoire" le reliera à la Chamberonne. D'un diamètre de 3,6 mètres, la galerie sera percée à une profondeur moyenne de 19 mètres, a indiqué jeudi l'Etat de Vaud.

Cette galerie va récolter les eaux claires du bassin versant du ruisseau de Broye, ce qui permettra de réduire "durablement" le risque d'inondations, notamment dans le périmètre de la gare de Renens. Le tunnel facilitera aussi la séparation des eaux de pluie et des eaux usées, "garantissant une meilleure qualité des eaux, en particulier dans le secteur de la plage de Vidy", poursuit le communiqué.

La réalisation de cette galerie est pilotée par la commune de Renens au nom d'une entente intercommunale, qui regroupe aussi Jouxtens-Mézery, Lausanne, Prilly et Romanel-sur-Lausanne. L'Etat de Vaud souligne que l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a estimé à quelque 200 millions de francs les dommages potentiels causés par une crue centennale dans ce secteur densément habité.

Renaturation

Avec le débit supplémentaire engendré par la galerie de Broye, le lit de la Chamberonne ne sera plus adapté. Il est ainsi prévu d'élargir ce cours d'eau, le faisant passer de 8 à 16 mètres. Des travaux de renaturation vont être menés sur un tronçon de près de deux kilomètres depuis le campus de l'UNIL jusqu'à l'embouchure de la rivière dans le lac.

Il est prévu d'aménager des bras secondaires à la rivière, des espaces de libre évolution ainsi qu'un large delta à son embouchure dans le lac. Le remplacement de plusieurs passerelles pour la mobilité douce et du pont sur la route cantonale est également prévu.

Ce chantier sera conduit par une entreprise de correction fluviale réunissant l'Etat de Vaud, l'UNIL et les communes de Lausanne, Ecublens, Chavannes-près-Renens et St-Sulpice.

Le troisième volet du projet Broye-Chamberonne prévoit finalement la création d'une île aux oiseaux au large de la plage de Vidy. Baptisée "Ile Leusonna", cette structure sera conçue sur les mêmes principes que celle construite en 2002 à Préverenges. Longue d'environ 260 mètres, elle accueillera plusieurs espèces d'oiseaux, notamment lors des périodes de migration.

"On ne pouvait pas faire autrement. Il y a d'autres solutions qui existent pour faire face aux dangers de crues, comme des bassins de rétention. Ces mesures ont déjà été prises, il existe déjà des bassins de rétention comme à Chavannes ou à Crissier, mais ils ne suffisent plus. Donc le défi a été d'en faire un projet novateur pour pouvoir recréer une vraie renaturation du bassin de la Chamberonne", explique dans La Matinale Tinetta Maystre, municipale à Renens et représentante des communes concernées par le projet.

80 millions de francs

Les investissements pour les différents aspects du projet sont estimés à environ 80 millions de francs. La part cantonale pour la galerie de Broye et la renaturation de la Chamberonne s'élève à près de 30 millions de francs, la demande de crédit ayant déjà été acceptée par le Grand Conseil. La Confédération participe pour 18,5 millions de francs. Le solde est à la charge des communes.

Les mises à l'enquête publique des trois volets du projet doivent s'ouvrir simultanément à l'automne 2024. Les travaux s'étaleront ensuite sur une dizaine d'années.

>> Lire aussi : Des travaux pour 80 millions contre les crues dans l'Ouest lausannois

ats/jfe

Lire l'article avec plans et photos, ainsi que les commentaires audios et interviews à l'aide de ce  lien RTS

Communiquer de l'Etat de Vaud

 

 

jeudi 11 avril 2024

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2024 samedi 25 mai 10h

 

Convocation


à l’ Assemblée générale 2024

de l’association

« Groupe d’Intérêt de Florissant (GIF) »

 Samedi 25 mai,  à 10 heures


Au rez-de-chaussée du restaurant Le Florissant

(entrée côté chemin de la Roche)

Venez vous informer auprès des membres et amis qui soutiennent :

le bien-être de notre quartier 

La séance sera suivie d’un apéritif

Cette association indépendante a pour but de représenter les habitants de Florissant afin de promouvoir et soutenir un développement harmonieux du quartier  (articles 2 des statuts)


 http://giflorissant.blogspot.ch/

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Dans l'attente de ce rendez-vous, nous vous proposons de vous replonger dans les deux sujets, toujours d'actualités
que sont :
-  "La future galerie de dérivation du ruisseau de Broye et du Gallicien"   et
- "Situation de la pollution de Malley liée à l’ancienne usine à gaz"

Voir les articles publiés sur le Blog du GIF dans les rubriques Eaux usées.   et   Pollution Malley.

 

 

samedi 2 septembre 2023

24 Heures: «Un enjeu d’identité» Renens ne veut plus se densifier

     Chloé DinPublié le : 27.08.2023

 

«Un enjeu d’identité» Renens ne veut plus se densifier

La Ville met à l’enquête son Plan d’affectation communal. Sauf à Malley, elle n’encouragera pas les nouvelles constructions. Verdure et préservation du bâti sont les maîtres mots.

Le message de la Municipalité de Renens en termes de développement est clair: elle veut privilégier le maintien des constructions existantes et ne pas encourager la réalisation de nouveaux bâtiments. 

FLORIAN CELLA

 

La ville de Renens est une des plus densément construites du canton, et elle ne compte pas l’être davantage. Rappelant que la commune compte 21’000 habitants et 10’000 emplois sur son territoire, la Municipalité met à l’enquête son Plan d’affectation (PACom), un document disponible en ligne, qui fixe les règles pour les propriétaires fonciers, au moins pour les quinze prochaines années.

Communication de la Ville de Renens au sujet du PACom

Dans la communication qui accompagne cette procédure, un message est clair: «La Municipalité privilégie le maintien des constructions existantes et n’encourage pas la réalisation de nouveaux bâtiments.» Ce sera le cas pour la majorité du territoire communal, à l’exception de parcelles qui font l’objet d’un plan de quartier distinct. La partie renanaise de Malley, en particulier, est en cours de planification en vue de loger quelque 1600 habitants.

Zones de protection

Attaché au PACom, un plan délimite les zones de la ville en fonction de leuraffectation. On y distingue tout d’abord trois zones désignées comme centralités urbaines: le centre-ville proche de la gare, mais aussi les pâtés d’immeubles qui font face à la Ferme des Tilleuls et au Collège du Censuy.

De grandes portions du territoire, avec une densité moyenne et faible, sont quant à elles placées en zone de protection du bâti existant. Des ensembles particulièrement protégés se situent aux Biondes, à l’avenue de la Poste ou encore, autour du parc En Verdeaux.

La Municipalité affiche ainsi son souci de la protection du patrimoine face à la poussée des projets de développement: «Alors que l’Ouest lausannois est en pleine mutation, reconnaître et trouver les moyens de préserver ce qui caractérise cette région représente un enjeu d’identité face aux besoins de rénovation et aux volontés de transformation.»

Mesures climatiques

Les objectifs climatiques sont aussi mis en avant dans la nouvelle planification, notamment à travers la désignation de zones de verdure. Des principes sont posés pour renforcer la végétation, imposant entre autres un nombre minimum d’arbres majeurs sur la surface des parcelles. Le nombre de places de parc sera en outre limité en fonction du nombre de logements et les entreprises de plus de 50 employés devront se doter d’un plan de mobilité.

La mise à l’enquête publique court jusqu’au 17 septembre. Avant d’être mis en vigueur, le PACom devra encore être soumis au Conseil communal.